Burkina Faso : Suspension de l’ONG INSO pour collecte illégale de données sensibles

Le gouvernement burkinabè a annoncé cette semaine, la suspension immédiate de l’Organisation Non Gouvernementale étrangère International NGO Safety Organisation (INSO) pour une période initiale de trois mois renouvelable. Cette décision ferme émane d’un arrêté officiel justifié par des faits graves mettant en cause le respect de la souveraineté nationale.
Selon les autorités burkinabè, INSO s’est livrée à des activités de collecte de données à caractère sensible sans avoir obtenu l’autorisation préalable requise par la législation nationale. Des actes qui, de toute évidence, vont bien au-delà de son mandat humanitaire, et qui soulèvent des interrogations quant à la véritable nature de ses opérations sur le territoire burkinabè.
L’arrêté précise que ces agissements sont « contraires à l’objectif d’assistance humanitaire » pour lequel cette ONG avait reçu l’autorisation de fonctionner. En d’autres termes, INSO a franchi la ligne rouge en opérant en dehors du cadre légal et moral de la mission humanitaire, en s’arrogeant des prérogatives de renseignement déguisé sous couvert d’aide humanitaire.
Cette suspension s’inscrit dans la fermeté constante du gouvernement de Transition, sous la direction du Capitaine Ibrahim Traoré, à défendre la souveraineté nationale contre toutes formes d’ingérence, directe ou indirecte. Elle rappelle aussi que le territoire burkinabè ne saurait être un terrain d’expérimentation ou d’espionnage masqué sous des logiques de coopération ou d’aide.
Le Burkina Faso reste ouvert à l’action humanitaire sincère, loyale et respectueuse de ses règles, mais ne tolérera aucune dérive, surtout dans un contexte de lutte existentielle contre le terrorisme et de reconquête du territoire. La sécurité nationale et la dignité du peuple burkinabè ne sauraient être sacrifiées sur l’autel d’intérêts obscurs, aussi bien financés soient-ils.