Guinée Bissau : Dissolution de l’Assemblée Nationale et annonce des élections anticipées par le Président Umaro Sissoco Embalo

Umaro Sissoco Embalo

Le président Umaro Sissoco Embalo de la Guinée-Bissau a convoqué une réunion du Conseil d’État au palais présidentiel, où il a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale. Cette décision intervient trois jours après ce qu’il qualifie de « tentative de coup d’État », survenue suite à l’interrogatoire de deux ministres de l’opposition. L’instabilité politique persistante et les affrontements entre les forces de sécurité ont incité le président à prendre des mesures drastiques, dont l’organisation d’élections législatives anticipées.

La dissolution de l’Assemblée nationale était à l’ordre du jour de la réunion du Conseil d’État, où étaient présents les représentants des grands corps de l’État, le président de la Cour Suprême, le président de l’Assemblée nationale Domingos Simões Pereira, et le Premier ministre Geraldo Martins, ainsi que les leaders des partis politiques. Cette décision fait suite à une période de cohabitation difficile entre le président et le Parlement d’opposition, en place depuis les élections législatives de l’été dernier.

La semaine dernière, une tentative de coup d’État a été déclenchée après l’interrogatoire de deux ministres de l’opposition, suivi par l’intrusion de la Garde nationale dans les locaux de la police judiciaire pour les libérer. Des affrontements ont éclaté entre la Garde nationale et les forces spéciales de la Garde présidentielle, faisant au moins deux morts. Cette ingérence des forces de sécurité a été considérée comme intolérable par le président Embalo.

Le président Embalo a annoncé la tenue d’élections législatives anticipées pour rétablir l’équilibre et la sérénité dans le pays. La date de ces élections sera fixée ultérieurement, conformément aux dispositions de la Constitution. Le président invoque la « complicité » entre la Garde nationale et certains intérêts politiques au sein de l’appareil d’État comme justification de cette dissolution et des élections anticipées.

Le président Embalo a souligné que la tentative de coup d’État menée par la Garde nationale, ainsi que les preuves de complicités politiques au sein de l’appareil d’État, ont rendu impossible le fonctionnement normal des institutions de la République. Cette situation confirme l’existence d’une grave crise politique qui nécessite une refonte du paysage politique à travers un nouveau scrutin législatif.

Juan CARLOS

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